Audioguide Parc Naturel des Bardenas Reales

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Audio 1. BIENVENUE. LE MIRADOR, LE POINT DE VUE DE LA BLANCA

Nous vous souhaitons la bienvenue au Parc Naturel des Bardenas Reales, réserve de la biosphère.

Nous sommes dans le Mirador de la Blanca, le balcon de la Bardena. Situé dans le haut de Aguilares, la vue exceptionnelle, offre un aperçu du parc naturel que nous allons découvrir, et nous espérons que cela va vous séduire.

Le paysage frappant de la Bardena est le résultat de matériaux géologiques qui constituent les sols et le climat. L'alternance de matériaux de dureté différente (calcaire, grès ou conglomérats) et des matériaux tendres (des marnes, des argiles, des limons et des gypses) abondants, ont permis une érosion rapide et intense. Le résultat est une grande dépression appelée La Blanca, entourée par un ensemble de reliefs sous forme tabulaire, à savoir, en forme de tables, qui sont: un grand plateau appelé El Plano, nous pouvons le voir à notre gauche vers le nord, qui a une hauteur de 500 mètres au- dessus du niveau de la mer; sur notre droite, vers le sud, une série en quinconces plats, dont le meilleur exemple est La Plana de la Negra, avec une hauteur de 650 mètres au- dessus du niveau de la mer.

Dans la grande dépression de La Blanca (face à nous), nous pouvons trouver des collines ou des monticules, comme dans le d'El Rallón, La Ralla, Las Cortinas, Cortinillas ou Los Tres Hermanos, qui sont dus à une distribution discontinue de grès, d’argile et de limons. Cet disposition améliore l'érosion des sols et conduit à des monticules d'argile préservés de l'érosion par la présence sur sa partie la plus haute de matériaux plus durs (grès, calcaires ou conglomérats).

La Blanca, située à 300 mètres au- dessus du niveau de la mer, est la zone la plus érodée des Bardenas, en raison de la pénurie de strates dures capables de protéger les argiles, et qui deviennent blanchâtres ou «mauvaise terre» « bad-lands ».   

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Audio 2. ORIGINE DES BARDENAS

Le paysage des Bardenas montre sa géologie au cours de la dernière histoire des 20 millions d'années. Dans cette période, on peut identifier deux grandes phases; une première sédimentaire, dans lequel une grande quantité de matériaux ont été entassés, et qui a eu lieu au cours du tertiaire; et une seconde phase, au cours du quaternaire, avec une érosion très intense.

Dans le tertiaire a commencé l'orogenèse, il y a 80 millions d'années et a pris fin il y a environ 10 millions d’années. L'affrontement entre les plaques ibériques et européennes a provoqué la formation des Pyrénées (par temps clair, vous pouvez les voir à l'horizon), la chaîne ibérique (avec Moncayo dans notre dos) et la Cordillère Côtière-Catalane. La levée progressive de ces trois chaînes de montagnes est venue isoler complètement la dépression intermédiaire qui était restée entre elles (aujourd'hui le bassin de l'Ebre).

A partir de ce moment, il y a environ 35 millions d'années, la connexion avec la mer a été interrompu et les masses d'eau provenant des torrents et des ruisseaux des montagnes, ne pouvaient pas couler jusqu’à la mer Méditerranée, étant coincés en forme de lacs et de milieux humides tout au long de ce grand bassin.

Les matériaux érodés des montagnes furent traînés par ces cours d'eau vers le centre du bassin, où ils furent déposés selon leur poids et au fur et à mesure que la vitesse de l'eau se réduisait: d'abord le gravier, puis le sable, l’argile et finalement le limon. Avec le temps et par la pression de son propre poids, les sédiments se sont consolidés et convertis en roche: les graviers se convertirent en conglomérats; le sable en grès; le limon et l'argile en schiste; dans les milieux aquatiques par le biais de divers procédés chimiques, se formèrent les calcaires, et quand il y avait assez de sel, ils se formèrent les plâtres.

Au total, le remplissage sédimentaire accumulé dans les Bardenas est âgé entre 21 et 15 millions d'années et a une épaisseur de 700 mètres.

Dans le quaternaire, il y a environ 9 ou 10 milliards d'années, l'érosion de la Cordillère Côtière Catalane a réussi à ouvrir le bassin à la méditerranée. Ce changement a fait que les eaux, qui jusque-là étaient accumulées sous forme de lacs, purent aller vers la mer, ce qui créa le réseau fluvial actuel (la rivière l'Ebre et ses principaux affluents). Cela a marqué le passage à une période caractérisée par l'érosion généralisée et le transport des matières jusqu’à la Méditerranée, qui se poursuit aujourd'hui.

L'érosion continue à agir, étant plus intense dans les substrats d'argiles fragiles. Les niveaux les plus résistants (conglomérats, grès et calcaires), protègent de l'érosion, les argiles situés ci-dessous, de sorte que se forment les monticules, comme Castildetierra, Pisquerra, Le Rallón, le Balcón de Pilatos, le Fraile ou la Negra ... Le panneau d'interprétation permettra d'identifier toutes ces monticules.

Que signifient 10 millions d'années dans l'histoire de la Terre? En fait, cela est seulement un soupir. Si l'on compare l'histoire de la Terre avec une année du calendrier, les Bardenas auraient commencé à se former le 30 décembre, à 09h00. Et les premiers bardeneros auraient occupés le territoire à l'avant-dernière minute de la 31e journée de décembre.   

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Audio 3. LES RECIFS DES TROIS FRÈRES ET LES CASERNES MILITAIRES.

Nous sommes dans la zone des Trois Frères (Tres Hermanos), qui est un exemple clair de l'érosion différentielle, c’est à dire, l'usure du relief à grande vitesse dans certains matériaux plus que d’autres, a fait que dans la même zone, il y a des élévations de terrain en forme de buttes ou collines témoins, tandis que dans d’autres endroits disparaît une grande partie du sol. La proximité entre les trois monticules permet d’observer comment les couches de strates se prolongent parfaitement l’une à l’autre et pouvant reconstruire avec l’imagination une grande montagne, dont seulement trois monticules sont maintenant connus comme les Trois Frères (Tres Hermanos).

Il convient de souligner, la butte à l'extrême gauche pour son utilisation à l'élevage, avec l'emplacement d’un enclos à sa base. Parfois, les vautours peuvent être vus, perchés dans les grès des zones les plus hautes, en attendant que le pasteur laisse une carcasse.

Le deuxième des Trois Frères (Tres Hermanos), au milieu, est une butte d'argile surmontée d'une plaque de grès qui le protège et fait penser à un béret ou un chapeau. Peu à peu, le temps et les agents d'érosion effectuèrent leur travail et feront que la largeur de la butte diminue, et que celui-ci ressemble de plus en plus à une butte de la plus emblématique des Bardenas: Castildetierra.

Dans ce « Frère « (Hermano) il y a une grange de récupération des espèces de la chasse, du gibier d'élevage. C’est un clair exemple de l'effort que la Communauté des Bardenas et l'association des chasseurs et pêcheurs des Bardenas Reales sont en train de réaliser pour le rétablissement d'une espèce comme le lapin, si rare dans la Blanca et si nécessaire, pour être une proie naturelle des nombreuses espèces carnivores.

Pour finir, sur le « Frère « (Hermano), situé plus à droite, nous pouvons voir les installations de la caserne militaire d’où se contrôle le champ de tir. 

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Audio 4. LES BLANQUIZALES : LES TERRAINS BLANCHATRES

Nous sommes dans les Blanquizales, en anglais appelé badlands (mauvaises terres). Le peuple indien, les Lakota (appartenant à la tribu des Sioux) ont appelé ce type de topographie « Mako Sica », littéralement : mauvaises terres. Cette zone est également connue comme paysage lunaire, pour le peu de végétation et l’important lavage qui a contribué à la formation de ravins profonds dans les roches tendres (argile, marne, plâtres).

En regardant attentivement, on peut voir comment les couches de tous les blanquizales ont une disposition et une couleur similaire, sauf un, où les matériaux plus rougeâtres (appartenant au quaternaire), tombent en- dessous d'un matériau plus blanc et vieux (tertiaire). Pourquoi les matériaux les plus anciens sont sur les plus modernes, quand cela devrait être le contraire? Parce qu'il ya eu de nouvelles périodes d’érosion et de sédimentation qui ont transporté vers les zones les plus basses, des matières qui devraient être dans les zones hautes et vice et versa. Ce phénomène géomorphologique est appelé la DISCORDE.

La végétation existante dans les Blanquizales est très rare, dû à la pauvreté du substrat, étant surtout de l’alfa et des sisals.

Où le sol est dans un état de régénération, nous trouverons des plantes aromatiques, avec des sisals et des spartes en plus grand nombre qu'avant. Nous verrons aussi des murages, plante populairement utilisée comme cicatrisant, mais très toxique en cas d'ingestion.

Nous devrons faire attention de ne pas marcher et ne pas toucher un endémisme de la vallée de l'Ebre appelé Limonium. C’est une plante herbacée vivace, visible au printemps par ses petites fleurs roses. En hiver, il n'y a que les feuilles au niveau du sol.

Les oiseaux steppiques à Bardenas sont très difficiles à observer en raison de sa capacité à se camoufler sur le terrain, mais si nous tendons l'oreille, nous pouvons entendre des espèces comme, l’alouette, Terreras, le courlis, l'outarde canepetière, , chacun avec son chant particulier. 

Audioguide Les Blanquizales

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Audio 5. L’ACTIVITÉ D’ÉLEVAGE A BARDENAS

Bardenas Reales de Navarra a été pendant des siècles un lieu de pâturage étendu avec un élevage important au nombre de 22 entités qui avait les droits de pâturage compartimenté dans ces terres (appelées collectivités congozantes) dont certains auteurs signalent la présence jusqu'à 300.000 têtes de bétail pendant le Moyen Age .

Le premier document sur les pouvoirs de jouissance du territoire est accordé par le roi Don Sancho Garcia en l'an 882 à la Vallée de Roncal, leur reconnaissant le droit d’herbage et de faire des enclos et des cabanes.

A la Vallée de Roncal se rajouta plus tard, la Vallée de Salazar, le Monastère de la Oliva et 19 villages de la Ribera Navarra qui sont devenus des entités avec des droits communs à l'utilisation des terres de pâturage et d'autres utilisations.

Les premières ordonnances reflètent incontestablement l'importance de l'utilisation de l'élevage en comparaison à tous les autres (l'agriculture, l’extraction du charbon, la pierre, la chaux, le plâtre, le fumier, etc.). Et il a fallu attendre le début du XXe siècle, lorsque le bétail a commencé son déclin et que l'agriculture a fait la conquête de nouvelles terres au détriment de celles utilisées par les bergers.

Il est actuellement estimé à 100.000 têtes de bétail qui paissent sur Bardenas à l'automne, principalement des moutons.

Autrefois, l'année de l'élevage commençait en septembre, moment où les troupeaux, transhumaient des cols pyrénéens, les Sierras de Urbasa et Andía et d'autres prairies, entraient dans la Bardena.

Depuis longtemps, il y a une interdiction de pâturages à partir de la période d'été, période pendant laquelle le bétail ne peut pas être sur le territoire.

La principale ressource que les troupeaux trouvent dans Bardenas, c’est le chaume, à savoir les débris laissés dans les champs après la récolte de céréales.

Dans le pâturage se faisait une utilisation commune des étangs, des abreuvoirs, des pâturages et des terrains par les bergers qui venaient des 22 entités, avec le paiement préalable des impôts. Actuellement, afin de préserver l'environnement naturel et utiliser les ressources d'une manière ordonnée, Bardena a été divisé en 87 districts agricoles et d'élevage.

La race des moutons de Bardenas Reales est la Rasa de Navarre, originaire des vallées pyrénéennes de Roncal et de Salazar. Antérieurement cataloguée comme une triple aptitude (viande, lait et laine) ; actuellement, cette race s’exploite principalement pour obtenir de la viande, c’est le cordero qui est appelé "l'agneau".

Avant, la laine était aussi une source de revenu essentielle dans l'économie des ménages d'agriculteurs. À l'heure actuelle, cette activité implique plus de dépenses que de revenu, mais même ainsi, il est nécessaire de l'effectuer pour nettoyer le troupeau et alléger les animaux de la chaleur. 

Audioguide L’Activi´té d'Élvage

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Audio 6. LES SENTIERS DE BETAIL ET LE PARC DE ZAPATA

Les sentiers de bétail, les Vías Pecuarias sont des itinéraires par où circulait traditionnellement le bétail. En Espagne, ils sont un bien de domaine public et réussirent à atteindre un total de 125.000 kilomètres de longitude, environ 425.000 hectares, soit 1% du territoire de l'Etat.
Selon leur taille, du plus grand au plus petit, les sentiers sont classés en chemins Réels (Cañadas Reales) (avec plus de quarante mètres de large),en traverses (traviesas), en passages (Pasadas) et en embranchements (Ramales), pouvant aussi exister, des espaces de repos (Reposaderos) et des abreuvoirs (Abrevaderos) en annexe. Le sentier de bétail par excellence est le chemin des Roncaleses (Cañada Real de los Roncales), qui traverse le parc naturel du nord au sud, et coïncide dans certains endroits avec notre visite à travers Bardenas.

Les enclos et les barrières sont des bâtiments traditionnels pour bétail nomades. Le parc de Zapata (dit El corral de Zapata) est un bon exemple. Ces bâtiments ont toujours une partie sous toit (appelé le couvert) et normalement une autre annexe voisine à ciel ouvert (appelé le calmé). Au contraire, la barrière est plus simple et ne se compose que mur de clôture ou d'un filet métallique.

Historiquement, le propriétaire du bétail ou de la barrière avait sa préférence d'utilisation ; mais tout autre agriculteur pouvait l’utiliser si elle était vide. La seule exigence était d’aviser auparavant le propriétaire, qui ne pouvait pas s’opposer.

Les bâtiments sont la propriété de leurs constructeurs, mais toujours « à précaire» (le sol est toujours de la communauté de Bardenas).

Audioguide Les sentiers de bétail

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Audio 7. RESERVOIR DE ZAPATA

A côté de l’enclos, à l'intérieur de la zone militaire, nous pouvons voir le barrage de Zapata. L'accès est interdit au public. Il fournit un soutien éventuel en eau pour irriguer certaines parcelles et reçoit à travers plusieurs ravins, de l’eau provenant de la Acequia de Cinco Villas.

Il existe une bonne population de tanches, qui est utilisé comme une pépinière, afin de renforcer les populations dans El Ferial et autres radeaux.

Autour du réservoir de Zapata nous trouvons des marais salants qui sont composés de petits arbustes charnus, comme la broussaille, avec des touffes de feuilles succulentes, et des fourrés de brousse de sel. Il y a aussi des tamaris, roseaux qui entourent pratiquement tout le réservoir, et dans les parties les plus profondes des roseaux et des quenouilles ou joncs apparaissent. 

Audioguide réservoir de Zapata

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Audio 8. CHEMIN DES RONCALESES

Les chemins réels sont considérés comme les principaux axes du réseau, et mettent en contact les alpages d'été des montagnes avec les aires d'hivernage des plaines et autres basses terres.

Le chemin Réel des Roncaleses (Cañada Real de Los Roncaleses), par où nous allons en ce moment, avec ses 131 kilomètres, est le plus oriental, c'est-à-dire le plus à l’est et relie les pâturages pyrénéens du Roncal avec ceux du Bardena. Les limites, les marges du chemin sont délimitées par des monuments de béton d'environ 40 centimètres de haut avec l'inscription "CDA". Ils sont placés par paires, l’un en face de l'autre, de chaque côté de la vallée, de la gorge. Si nous sommes attentifs, nous pourrons les voir le long de la route jusqu’à l’encoignure des Rallas, Le Rincón de las Rallas.

Le chemin Real de Murillo appelé Cañada Real de Murillo el Fruto a Salazar, avec 95 kilomètres, sont parallèles à la Cañada Real des Roncaleses, du nord au sud.

Le lieu dans lequel nous sommes en ce moment est connu sous le nom de «La Croix» « La Cruceta », parce qu’à cet endroit se croisent deux pistes principales de bovins: La Cañada Real de los Roncales et la Traverse nº2.

La transhumance vers le sud, transhumance descendante, commençait à la mi-septembre. Le chemin inverse, l'ascension vers les vallées, avait lieu à partir de la deuxième quinzaine de mai. Les bergers quittaient leurs villages de manière progressive afin d'éviter que les troupeaux se croisent sur la route.

Autrefois, une redevance établie par les différentes villages devait être payée par ceux qui traversaient, mangeaient, buvaient et faisaient reposer le bétail.

Le troupeau est dirigé par les cabris, chèvres mâles qui transportent de grandes sonnailles. Tout au long du chemin les pasteurs devront contrôler les zones où le troupeau pourra paître: en quelques jours l'herbe est rare, mais dans d'autres zones, si des céréales n’ont pas été récoltées, ils devront contrôler que le troupeau ne mange pas trop en raison du risque d’indigestion.

Siècle après siècle, comme si c’était un rituel prédéterminé, la tradition a été répétée jusqu'à ce que, il y a quelques décennies, des modifications ont été introduites : avant, tout le troupeau descendait au pâturage en marchand ; maintenant beaucoup de bestiaux nomades se déplacent en camion; avant les vallons étaient des chemins praticables, actuellement de nombreux tronçons ont disparu avec le défrichage de nouvelles terres, la construction d'infrastructures, etc. 

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Audio 9. L’ENCOIGNURE DE RALLAS, RALLÓN ET LE FRONT DE SANCHICORROTA

Ces endroits avec de grandes falaises, pour une grande attraction scénique, paysagiste, sont d'une importance primordiale pour les oiseaux c'est-à-dire la faune aviaire rupicole présente à Bardenas. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont le coeur de la zone de protection spéciale appelée « Le Haut Plan Blanc » « El Plano-Blanca Alta », étant donné qu’ils sont les rapaces rupicoles, les oiseaux les plus remarquables de cette région. Durant les mois de reproduction, il est établi une restriction temporaire de passage pour éviter la présence humaine, afin de préserver, autant que possible, la tranquillité pendant la saison cruciale de reproduction.

Importantes, dans cette zone, sont les populations de vautour percnoptère, l'aigle royal, le hibou royal et le vautour fauve. Nous pouvons aussi trouver des corbeaux, des faucons crécerelles, des corneilles aux becs rouges, des buses noires entre autres.

Le mont de Sanchicorrota de 425 mètres d’altitude est un élégant sommet, bien individualisé, qui a la typologie typique des monticules bardeneros. À sa cime, il y a les Ruines du Château de Sanchicorrota. Les ruines sont un mur d'enceinte construit en maçonnerie de 60 cm d'épaisseur, un petit bâtiment médiéval de béton épais et une chambre souterraine rectangulaire formée par des pierres et couvert avec des voûtes en berceau brisé.

On pense que la fonction du château Sanchicorrota était de protéger les habitants de la zone contre les attaques ennemies. La petite salle souterraine, était certainement un « trou noir de l'oubli » où les prisonniers étaient enfermés et abandonnés sans nourriture jusqu'à ce qu'ils meurent. 

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Audio 10. BANDITS ET MALFAITEURS DANS LES BARDENAS

Nous savons qu’à l’époque de Sancho el Fuerte, se réfugièrent dans les Bardenas des bandits et anciens soldats qui luttèrent pendant les guerres de Aragon et de Castille.

La légende raconte que les Bardenas étaient au Moyen Age un vaste territoire presque inhabité, c’était un refuge pour les bandits, brigands et autres personnes peu recommandables, et c’était la scène de nombreuses agressions. Cette situation conduisit à une vingtaine de villages voisins de Navarre et d'Aragon à créer en 1302 une confrérie pour se défendre. Un de ses articles disait littéralement: "En attrapant les criminels en flagrant délit, ils les pendront, sans attendre l'ordre du roi, ni de la justice".

Au quinzième siècle, le bandit le plus redouté était Sancho de Rota (Sanchicorrota), qui s’auto dénommait " le roi de la Bardenas" ; il était accompagné par sa propre bande d’une trentaine de bandits à cheval, dont les montures portaient des fers à cheval à l'envers pour tromper ceux qui les poursuivaient. Cela leur a attribuée une réputation de courage légendaire et de ruse.

L'insécurité créée fut si grande que le roi Jean II organisa une expédition de 200 hommes pour les chercher, et qui se termina en 1452 avec la prise de tous les bandits ; il resta seulement Sanchicorrota, qui se tua avec un poignard, puisqu’il se voyait entouré dans sa montagne. Son corps fût exposé à Tudela sur une potence, un gibet, pour la dérision, la moquerie populaire, après l’avoir promener à travers Arguedas, Valtierra et d'autres villes.

Sanchicorrota jouissait d'une bonne réputation, on l’appelait même le « Robin des Bois Bardenero », puisqu’il se dit, qu’il volait les riches pour donner aux pauvres, et comme l’indiquent les chroniqueurs "il était très courtois à voler."

Au cours des siècles postérieurs, l'un des bandits les plus sanguinaires fût Marcuello. Il prit d'assaut le palais des Ecuyers à Melida, et fût brûlé vif après avoir volé la propriétaire. Les bandits furent persécutés, emprisonnés et massacrés dans un chemin des Bardenas, maintenant connu comme «Le chemin de la Quatrième » « El camino del Cuarto »

Il y a aussi le célèbre bandit "Moneos" qui fût finalement capturé après avoir volé une diligence avec une cargaison de merlus. Ils le trouvèrent par l'odeur du poisson.

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Audio 11. LA TOUR D’OBSERVATION, MIRADOR DE JUAN OBISPO

Avant de profiter de ce point, nous vous prévenons d'être très prudent et de rester loin des bords de la tour d’observation, du pont de vue, parce qu'ils sont instables.

Le mirador de Juan Obispo, tour de guet singulière où les hêtres, nous permettent de profiter des deux types de paysages qui caractérisent les Bardenas depuis longtemps ; d’un côté, il y a le paysage tabulaire où le Rallón et la Ralla (sur notre droite) ainsi que Pisquerra (en face) sont les plus hauts sommets; d’un autre côté, le paysage agricole de terre sèche et de végétation naturelle dans la zone militaire.

Laissant en arrière les légendes qui parlent de l'existence de vastes forêts, il y a une végétation potentielle à Bardenas, c’est à dire, une écologie maximale qui pourrait s’étendre si cessait l'influence humaine, mais ne deviendrait pas une forêt. Le maximum prévu dans la plupart des endroits des Bardenas, serait un haut buisson ou d'autres collectivités de plus petite taille. En partie, la zone militaire contient une première phase de cette végétation potentielle, représentée par un ontinar-sisallar qui occupe une grande superficie.

Mais nous ne pouvons pas oublier que les incendies successifs au cours des siècles, l'exploitation forestière , l’extraction du bois de chauffage, la production de charbon, la collecte de la paille pour la fabrication de pâte à papier et autres usages…déjà disparus, ont eu des conséquences sur la végétation.

Du point de vue, de la tour d’observation, où nous sommes en ce moment, nous pouvons voir la plupart des espèces végétales qui composent le parc de naturel. Ce sont:
- Des bouquets de tamaris, par exemple dans les radeaux, nous pouvons les observer à la base de la butte du Juan Obispo.
- Des massifs d’arbustes de romarin et du thym formant une mosaïque sur de petites collines autour du belvédère, et à l'intérieur de la zone militaire où il y a des maquis ouverts où dominent habituellement la ontina et le sisal des plantes aromatiques (taches plus foncées et grisâtres).
- Prairies de pâturage. Ce sont des prairies d’herbes dures qui forment des taches plus jaunâtres que les précédentes.
- Autres communautés végétales, telles que les marais salants et la végétation d’étangs.
- Et pour finir, le paysage agraire. 

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Audio 12. LES TERRES DE CULTURE

Dans la Bardena se pratique une culture de rotation biennale appelée "une année et on tourne": céréales pendant un an, jachère ou défaire l'autre année. Ceci est l'ancien système méditerranéen pratiqué par les Grecs et les Romains, qui supposait, en règle générale, la division de la parcelle en deux parties, l'une se cultivait tandis que l'autre était laissée en jachère. Cette dernière laissait place à des pâturages pour le bétail qui étaient naturellement fertilisé.

A Bardenas, la culture sèche représente 47% des terres agricoles, l'orge étant la principale céréale cultivée ici pour sa capacité à survivre dans des conditions défavorables.

Les essentiels dans l'agriculture traditionnelle étaient les animaux de trait. L'utilisation de la traction animale était normale jusque dans les années 40. Les animaux transportaient au moyen d’un harnais complexe les divers outils agricoles.

Vers le milieu du XXe siècle vinrent les premiers tracteurs à roues de fer, les semeuses, les moissonneuses, les épandeurs d'engrais, et les charrues, les batteuses. Cela facilita le travail, réduisit le nombre de personnes pour effectuer chaque tâche et permit de gagner du temps.

La préparation du champ exigeait, avant la plantation, que la terre qui avait été en jachère soit préparée. Une des autres tâches nécessaires étaient de fertiliser la terre. Le fumier était utilisé dans les vergers, vignes et arbres fruitiers. Dans les zones arides l'engrais était sobre. L'arrivée des engrais chimiques permirent d'augmenter le rendement des terres.

Une fois le terrain prêt, on procédait à la plantation. Elle commençait à la Toussaint (autour de Novembre). Jusque dans les années 50, la récolte des céréales commençait en Juin. En premier, se récoltait l’orge, puis le blé et enfin l'avoine. Comme outil on utilisait la faucille.

Les moissonneurs, parfois des ouvriers embauchés pour cette tâche venaient de zones éloignées comme Valence, et étaient chargés de couper la récolte.

Les familles moins aisées venaient glaner après la récolte. Cette tâche consistait à recueillir les épis de blé après que le fermier avait terminé la récolte. En de nombreuses occasions, toute la famille voyageait pendant un mois ou deux, sachant que les femmes et les enfants avaient un rôle très actif.

Les gerbes récoltées, commençait le transport de la récolte jusqu’à l’ère où la récolte était battu pour séparer le grain de la paille.

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Audio 13. LES BLANQUIZALES DE PISQUERRA

Nous pouvons trouver des formations de blanquizales dans certaines parties de la zone centrale du Parc Naturel, mais il y a plusieurs points où les formations ont atteint un haut degré de maturité.

La haute érosion du substrat qui formait le Blanquizal fait que ce soient des formations très fragiles qui ont pris des millions d'années à se former. Le fait d’essayer d’y monter ou tout simplement de prendre une des plantes qui soutient leur structure superficielle, augmentera la rapidité avec laquelle la pluie et le vent les érodent jour après jour.

Les Blanquizales de Pisquerra sont devenus un arrêt obligatoire. En raison de sa fragilité, nous invitons nos visiteurs à suivre des sentiers battus sans se dévier.

Cette zone Blanquizal nous rapprochera aussi de l'un des points ayant la plus grande accumulation de sel (carbonate de calcium) qui imprègne de couleur blanche à la dépression centrale, connue comme Bardena Blanca. Ces "croûtes" de sel sont le résultat de la combinaison de beaucoup de sel et de plâtre dans le substrat géologique et le climat aride. Lorsqu'il pleut, le sel existant sur le substrat est dissout dans l'eau, qui rapidement, par la chaleur et la lumière du soleil, est déposée à la surface en couches qui sont de plus en plus épaisses. Les croûtes de sel ne sont pas toujours visibles, cela dépendra de la saison, des pluies les jours précédents, de la lumière incidente, etc…

Cette abondance de sel a des effets négatifs sur les cultures, car elle empêche l'absorption d'eau par les racines et devient toxique dans de nombreux cas.

Certaines plantes, appelées xérophiles (qui signifie, amies de la sécheresse), ont développées des structures qui leur permettent d'éviter la sécheresse: cuticules épaisses et isolantes, pilosités, flocons, feuilles en épines, extensions de racines. D'autres espèces sont conservées comme semences jusqu’aux premières pluies et fleurissent en hiver, quand il y a plus d'humidité.

Les plantes halophytes (qui signifie plantes de sel), ont réussi à aller un peu plus loin. Soit elles accumulent les sels dans leur intérieur, permettant ainsi l'absorption d'eau externe; soit elles ont des glandes qui excrètent des sels ou soit elles stockent de l’eau dans leur intérieur (comme les cactus).

A Bardenas, nous pouvons trouver des espèces avec plusieurs de ces adaptations. 

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Audio 14. RASO DE LA JUNTA

Le lieu que nous allons traverser est appelé La Junta. Géologiquement parlant, les monticules que nous allons laisser sur notre droite sont appelés «losados" » »dalles de béton » en raison du nombre élevé de dalles de grès qui sont tombées sur ses pentes. Peu à peu, l'argile des couches inférieures a disparu, laissant les grès "accrochés" dans l'air, jusqu'à ce que, par son propre poids, se cassaient et tombaient. Le fait que le nombre de grès tombés sur les pentes soit très élevé, révèle que les monticules étaient beaucoup plus hauts et larges que ce qu'ils sont maintenant.

Le terme Junta, est dû qu’à cet endroit se célébraient les anciennes réunions Juntas pour y résoudre les conflits entre entités congozantes qui partageaient les terres pour le pâturage.

Dans les premiers temps, la tutelle du territoire était en charge du roi, mais très vite, les peuples organisèrent des réunions régulières pour résoudre les conflits, en collaboration (et parfois opposés) avec la représentation de la Couronne.

La confrontation qui eu lieu au XVe siècle entre Tudela et la vallée de Roncal, qui dérivât sur des événements sanglants fît que les rois Don Juan et Doña Catalina déclarèrent en 1499, comment les gens devraient exercer leurs droits. Ce jugement des rois est alors considéré comme la première étape de ce qui allait devenir les ordonnances. 

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Audio 15. RESERVE NATURELLE DE VEDADO DE EGUARAS

Si nous regardons vers le Nord-Ouest, par-dessus de la cabane, nous pourrons observer le Vedado de Eguaras. Déclaré réserve naturelle, elle est située dans la commune de Valtierra qui ne fait pas partie du parc naturel.

Dans le Vedado de Eguaras, s’élèvent les ruines du château de Peñaflor. Il fût construit par Sancho el Fuerte au XIIIe siècle afin de renforcer la frontière navarre aragonaise et combattre les gangs de bandits qui parcouraient ces terres.

Selon la légende, ici était prisonnière Blanche de Navarre, princesse de Viana, fille du roi Jean II le Mauvais, qui ne voulut pas se marier à la fin du XVe siècle, avec le prince d'Aragon. Le roi l’enferma avec du pain et de l’eau dans la tour du château. Chaque soir, un berger de Valtierra qui avait les moutons dans la zone, lui apportait du fromage et du lait. C’est ainsi que la princesse put mieux faire face à sa punition. Des années plus tard, en guise de remerciement, Mme Blanca offrit au berger les terres qui restaient autour du château. Cela explique, selon la croyance populaire que ces terres appartiennent aujourd'hui à la municipalité de Valtierra, plutôt qu’à la Communauté de Bardenas.

Le Vedado de Eguaras a toujours été une ferme particulière. Initialement, elle a appartenu aux rois de Navarre, qui l’utilisaient comme terrain de chasse, et en 1530 la succession était entre les mains de Juan de Eguaras, un noble de Tudela, d’où le nom donné à cette enclave. Actuellement, l'utilisation principale est une ferme agricole.

D'un point de vue écologique, le Vedado de Eguaras coïncide avec une dépression du sol. Il ressemble à une oasis au milieu de la steppe, puisqu’ici a poussé au cours des siècles, une végétation dense de la Méditerranée, composée principalement de pins d’Alep, et d'autres espèces endémiques comme le roseau, le tamaris, la camomille et le pistachier. Il y a aussi des roseaux, des plantes herbacées, et d'autres arbustes où y trouvent refuge certains reptiles et mammifères de taille moyenne comme le lièvre, le lapin et le sanglier. Dans les découpes du Plano qui ressemblent à un mur naturel, nichent aussi le vautour, le percnoptère et l'aigle royal.

Outre sa richesse naturelle, le Vedado de Eguaras offre des vues imprenables, impressionnantes. Sans aucun doute, con caractère de propriété privée permis la bonne conservation de la forêt de pin d’Alep dont nous jouissons aujourd'hui.

Cette forteresse avait une tour principale, qui est encore préservée, et trois petites tours. En plus de l’enceinte emmurée qui couronnait la colline, il y avait une barbacane (ou une seconde muraille), où se gardait le bétail. Au sud de cette tour principale il y avait une citerne, isolée avec du bitume, pour stocker l'eau.

La mission principale de cette forteresse, comme celles du reste des Bardenas, était de veiller sur les alentours, et d'avertir de la présence de l'ennemi, le plus souvent par des signaux de fumée.

Malgré l'état de ruine dans lequel il se trouve, Peñaflor a la grâce d'être le seul château médiéval qui n'a pas été modifié depuis qu'il a été construit au XIIIe siècle. 

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Audio 16. LES CABANES

Le paysage de la Bardena comprend également quelques constructions dont l'utilisation était essentiellement agricole. Tel est le cas des cabanes. À l'origine, ce furent des logements temporaires, les refuges des agriculteurs et leurs chevaux, et également pour stocker des semences et du matériel agricole. L'arrivée du tracteur et de la moissonneuse-batteuse réduisit considérablement la durée du travail, et les cabanes furent abandonnées.

Sa structure est très simple: deux chambres, une cuisine et écurie, et une seule porte qui doit rester toujours ouverte (bien que depuis 1926 elle peut être fermée). La plupart ont à côté des petits radeaux pour récupérer l’eau de pluie. Les hommes et les animaux buvaient de cette eau; d'autres ont des citernes, qui est un petit puits qui se remplit avec de l'eau de ruissellement pour la consommation humaine.

Au fond du paysage, on peut contempler l’Estroza, qui se dresse sur la Bardena Blanca. Elle atteint une altitude moyenne d'environ 480 mètres. L'escarpement qu’elle forme permet d’observer une série d'argile dans laquelle s’intercalent des couches de plâtre, de calcaire et de grès. Couronnant la crête il y a un niveau qui va jusqu'à 10 mètres d'épaisseur de gravier, de sable et de limon, qui forment la plus haute terrasse suspendue de la rivière Aragón. Sur la partie supérieure se forment des croûtes calcaires dîtes "caliches".

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Audio 17. LE MONTICULE DE CASTILDETIERRA

Le monticule appelé Castildetierra, à la Blanca Baja, est une formation géologique unique en Navarre ; singulier et d'un intérêt particulier pour ses valeurs scéniques, panoramiques et éducatives, pour servir de modèle afin d’expliquer et raisonner les grands processus d'érosions existantes dans Bardenas.

C’est une cheminée de conte de fées. Il s’agit d’une grande colonne naturelle de roches tendres, généralement d'origine sédimentaire (argile ou schiste et marne), dont le sommet est formé par un rocher de grès plus résistant et qui protège cette colonne de l'érosion. Ce type de formation peut aller de la hauteur d'un homme à un bâtiment de dix étages. La variété des couleurs est due aux différents minéraux qui la composent. Les agents d'érosion prédominants, sur la colline de Castildetierra sont la force des pluies et le vent dans la région (le vent du nord, le Cierzo). Dans la partie inférieure de la structure, peut être observée de fortes rigoles, ravins. Pour empêcher une nouvelle détérioration, il faut profiter de cette œuvre de la nature, à quelques mètres de distance.

Aux alentours de Castildetierra, nous pouvons voir de petites collines appelées "facettes triangulaires" dont l'inclinaison donne une idée de son origine. Si nous pourrions remplir tout le terrain entre les facettes triangulaires et Castildetierra, on arriverait à reconstruire la montagne d'origine.

Si nous fixons notre regard au loin, à droite du monument naturel, nous verrons une ancienne cheminée de conte de fées de laquelle il reste seulement la partie inférieure en forme de pyramide. Est-ce l'avenir de Castildetierra? 

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Audio 18. RAVINS DES COURTINES

Avant d’apprécier ce point de vue, nous vous avertissons de faire très attention de ne pas vous approcher au bord du ravin.

Les ravins sont des éléments du paysage de Bardenas qui racontent la vie en elle-même : naissent, grandissent, se reproduisent et meurent dans un autre ravin ou la rivière Ebro; il s’agit d’une modélisation très dynamique et changeant, principalement en raison des processus d'érosion hydrique. Des études réalisées donnent des chiffres qui s’approchent d’une centaine de tonnes de matériaux érodés par hectare et par an.

Au fond du ravin, nous voyons une "croûte structurelle" superficielle. Cette croûte est formée par Les sédiments emportés par les courants provoqués par les pluies. Nous voyons aussi un grand groupe de tamaris, qui sont des arbustes résistants à la sécheresse ; et des sols salins, fréquents dans les zones se détrempent temporairement. Son nom signifie «vous êtes mon soutien-gorge" parce qu'il a été utilisé pour consolider les dunes de sable et les pentes à proximité des côtes et des rivières. Ses rameaux, branchettes et écorce, bouillis ont été utilisés dans la médecine traditionnelle comme astringent pour traiter la diarrhée.

En montant le ravin nous trouvons des roseaux, fréquents dans les sols riches en sels et en azote, ce dernier est dû aux excréments de bétail et des cultures agricoles. Ils sont pâturés par les moutons, qui à son tour contribue à sa diffusion.

Si nous sommes chanceux dans notre marche à travers le ravin, nous pourrons observer différents oiseaux comme le rouge-queue noir, le guêpier, la linotte mélodieuse et le traquet.

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Audio 19. BARRAGE DES COURTINES ET LA BUTTE DES COURTINES

Malgré ce qui peut sembler à première vue, Bardenas, n’est pas un désert et existent de nombreuses zones humides de caractère de steppe qui soutiennent les communautés botaniques et la faunistiques d'une grande diversité et complexité. La plupart des étangs et réservoirs de Bardenas sont artificielles, mais au fil du temps ils se sont naturalisés, comme dans le cas du « radeau des courtines » La Balsa de las Cortinas, qui est un représentant parfait des systèmes endoréiques (sans sortie fluvial) typiques de la vallée d e l’Ebre. Sa nature attire une communauté faunistique dont la survie dépend des ressources et de l'abri que leur offre une zone humide. Il est d'une grande valeur écologique, puisqu’il a toutes les ceintures de végétation (immergée, d'amphibiens et émergents). Le barrage des courtines (Embalse de Cortinas) équilibre biologiquement une zone écologique plus large que son propre environnement humide.

La végétation des lacunes dans les Bardenas possède une curieuse distribution en anneau, possédant les différentes espèces selon un graduel de la salinité et d'humidité.

Au barrage des courtines nous trouvons quatre anneaux de végétation bien distincts :
- Marais-salant: ils sont constitués de petits arbustes charnus comme les broussailles de soude, les touffes de feuilles succulentes, et les fourrés de brousse de sel.
- Tamaris: il y a un fourré dense de tamaris qui entoure presque complètement le réservoir.
- Plantes joncacées: elles forment une ceinture jointe au tamaris, et dans les zones les plus profondes apparaissent les roseaux et les quenouilles ou joncs.
- Les eaux permanentes: où l’on peut observer des épis d’eau.

La butte de Las Cortinas et les zones de ravins existants sur son côté, doivent leur nom de la similitude avec des rideaux ou des stores. Autour de la colline, est remarquable une prédominance de broussaille claire composée pas des plantes aromatiques typiques, tels que romarin et le thym, avec d'autres, tels que le marrube et d’abondantes graminées, parmi lesquels l'alfa. Nous trouvons aussi des espèces endémiques des zones arides de la péninsule, comme le chardon, limonier et roseaux

Entre las aves que pueden observarse en las cercanías de Cortinas podrían destacarse el aguilucho lagunero o el rascón, aunque las más habituales son las fochas y diversas especies de aves acuáticas y limícolas. 

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Audio 20. MONTICULE DES CORTINILLAS

Le monticule des Cortinillas est un parfait exemple de la colline témoin de Bardenas, puisque nous pouvons identifier les différentes couches de sédimentation par couleurs. La disposition de ces couches et sa composition impliquent une communauté de fleurs et de faune caractéristiques.

Dans les strates, nous pouvons distinguer des schistes, des marnes, du grès et du plâtre qui le forment. La couleur rougeâtre nous indique l'oxydation du fer dans les matériaux déposés, en raison des températures ambiantes élevées.

Au sommet des collines, l'érosion est laminaire lisse. Sur les pentes l'effet du soleil et de l'ombre est très palpable. Les pentes ensoleillées sont plus prononcées avec une forte érosion, créant des ravins profonds qui forment des bad-lands (terrain d’argile broyée=blanquizales) ou aussi des escarpements. Dans le revêtement ombragé, la végétation est plus élevée et la pente est plus douce où l'érosion est laminaire et moindre, même si elle reste tout de même assez intense.

Cortinillas est le seul monticule qui autorise actuellement l'ascension vers le sommet. Il culmine jusqu’à 370 mètres au dessus du niveau de la mer, dominant plusieurs 65 mètres au-dessus du ravin qui s’étend autour. La vue panoramique de 360º que nous pouvons avoir du haut de la cime de Cortinillas est exceptionnelle et nous permet de contempler toute la série de monticules et plaines autour de la dépression centrale.

Dans les alentours de la colline, sont à remarquer les alfas (plante indicatrice des terrains maigres et mal drainés) et les romarins (indicateur de substrats calcaires).

Si nous restons silencieux, surtout au printemps, nous pourrons profiter du chant du guêpier, Pipit roussélienne et avec de la chance et de patience, voir des alouettes communs et mouton de montagne. Cachés entre les plantes nous trouvons des insectes comme par exemple, les Cigales, le cricket de brousse et les coléoptères.

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Audioguías Bluehertz a lancé un service de guide audio en 5 langues (basque, espagnol, anglais, français et allemand) pour le parc naturel des Bardenas Reales, réserve de biosphère.


Adresse : Accès au centre d'information et au parc naturel : Entrée par NA-8712 km. 0,8 (Tudela-Arguedas / Arguedas-Tudela). 31500 - Tudela (Navarre)

- Tél : +(34) 948 830 308 - turismo@bardenasreales.es - www.bardenasreales.es -




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